vendredi 11 avril 2008

Les chutes du Niagara en été, c'est bien, en hiver, c'est mieux






Oh surprise. Je ne m'aperçois que maintenant que je n'avais jamais montré de photos des chutes du Niagara sous la neige alors que pourtant j'en avais vu que j'y étais retournée en février. Ainsi donc, c'est tout à fait la saison de vous les montrer. En fait non, pas vraiment vu que le printemps s'est à priori définitivement installé chez nous (vous allez voir que je vais dire ça et qu'on se prend une grosse tempête de neige demain), c'est-à-dire qu'on alterne les journées de super beau temps avec des journées de pluie toutes moches.
Mais bon, on s'en fiche un peu de la rigueur chronologique de ce blog qui a depuis longtemps abandonné toute tentative d'ordre et de clareté. Donc je mets maintenant les photos des Chutes du Niagara toutes blanches. Pour ceux que ça intéresse, vous pouvez comparer avec les photos prises en été, il vous suffira de chercher parmi les premiers articles.

Ainsi, bon, déjà, les chutes en elle-même n'étaient pas gelées. Je ne suis pas sûr que ça soit possible ou alors il faudrait qu'il fasse quand même vraiment froid. Par contre, la rivière au bas des chutes l'est bien, elle, et pas qu'un peu. En effet, il est difficile de juger des distances avec les perspectives et tout mais de là où on était, je pense bien qu'il y avait au moins un mètre de glace (après, c'est peut-être la sardine qui bloque le port de Marseille et moi qui débloque complètement). Enfin bon, toujours est-il que c'était bien beau. Sans compter que tous autour des chutes était bien évidemment givrés, les rambardes déjà couvertes d'une épaisse couche de glaçe et les arbustes qui longent la rivière avaient eux-meme adoptés le blanc de rigueur qu'on tout est glacé.

Evidemment, c'est deux expériences, deux paysages complètement différents que d'y aller quand il faut beau ou que tout est glaçé. Bien sûr, on retrouve les formes bien connues des Chutes, le fer à cheval, les caractéristiques normales quoi, sans compter toujours ce bruit de chutes d'eau incroyable par sa force mais le fait de voir tout blanc ajoute à la chose un petit côté. Bon, ça doit être encore plus beau quand le soleil daigne se montrer mais bon, on ne peut pas tout avoir non plus.

Par contre, il faut préciser qu'en hiver, ben, Niagara, c'est quand même pas une ville super excitante, tout est fermé mais vraiment tout et il n'y a pas grand chose à faire. Bref entre ça et la grisaille, et bien, la ville n'apparaissait pas sous ses meilleurs atours. Sauf le casino qui tentait de ranimer la flamme, casino qui fait aussi office de mall mais à mon avis, il faut avoir les moyens pour aller dans ces boutiques.
Donc, au final, c'était cool. A refaire et pas qu'une fois parce qu'on ne s'en lasse pas.

lundi 7 avril 2008

Saison Sportive - 4ème partie




Encore un épisode sur la relation d'Antoine au sport. Vous devez commencer à vous demander ce que je fais de ma vie à part du sport...et la réponse exacte serait pas grand chose (ok, j'exagère peut-être un tout petit peu).

Mais ca va à priori être le dernier de la série puisque la saison sportive est effectivement terminée pour les trois championnats dans lesquelles je m'étais inscrit. J'aimerais préciser avant tout que ces trois évènements ont avant tout été l'occasion de voir pleins de nouvelles têtes, j'ai fait tout pleins de connaissance à travers les matchs, rencontrés pleins de monde et c'était un peu le but à la base.

La première ligue de foot, celle dans laquelle je m'étais inscrit en tant que joueur libre s'est bien déroulée, nous jouions pour le fun avant la gagne et nous nous sommes bien amusés sur tous les plans. Si sur le plan sportif, nous n'avons pas forcément brillé, ça n'en restait pas moins une expérience plus que sympa et puis bon, toute séance de sport est bonne à prendre, surtout quand on la fait en compagnie de gens aussi sympas que les gens avec qui je jouais.

Sur le plan de la ligue de squash, disons que c'était génial parce que j'ai eu une grosse marge de progression sur le semestre et que j'ai aussi pu mesurer le fossé qui me sépare des super bons joueurs. Et surtout, le squash reste peut-être le meilleur sport que je connaisse pour se défouler. Vous êtes un peu tendus? Allez faire du squash et à la fin, vous vous sentirez tellement vidés que plus rien ne semblera terrible. Je me suis fait laminé durant la saison régulière, perdant tous mes matchs sauf un contre des adversaires clairement supérieurs à chaque fois, mais bon, on apprend plus de ses défaites que de ses victoires et puis elles ont finis par payer. En effet, nous n'étions que 5 qualifiés pour le tableau final (sur les 7 originals de la ligue, 2 n'ayant pas fait assez de matchs) et je retrouve en quart mon premier adversaire qui m'avait battu 3 sets à 0. Evidemment, je suis animé d'un esprit de revanche d'autant que 2 mois séparant nos deux matchs et m'étant améliorer, je pensais pouvoir faire quelque chose. Et je n'ai pas été déçu, le match ayant été super disputé, pleins de rebondissements et très long au final (plus de 3/4 d'heure avec les pauses) vu qu'aucun de nous deux ne voulait rien lâcher. Et au final, je m'impose 10-8, 7-9, 1-9, 9-5, 9-2 (et il a fallu remonter la pente après la perte du troisème set avec un tel écart). Vraiment un superbe match contre un adversaire super sympa que je recroise de temps en temps maintenant à Laurier.

Et enfin, l'équipe de foot masculin des internationaux. Encore une fois, une super expérience qui vaut surtout pour son superbe côté humain. L'équipe a vraiment formé des liens durant cette campagne et nous nous sommes vraiment amusés, malgré le côté compétitif qui nous a vraiment poussé à donner de nous-même. Nous finissons la saison régulière avec un bilan très positif, une seule défaite pour deux que des victoire et nous tombons en demi-finale, face à la seule équipe qui nous avait battu et qui au final remporte le tournoi. Une très très bonne expérience, de très bons amis, de l'amusement, du sport, que demander de plus? Une des très fortes expériences de l'année surtout quand on voit la diversité de l'équipe. Vous pouvez d'ailleurs le voir sur la photo.

Au premier rang de gauche à droite, Emanuel (mexicain), Luis (portugais), Sanjay (canadien), Moi (français tendant de plus en plus sur le canadien) et au deuxième rang, Stian (Suédois), Ken (Japonais), Chris (Canadien), Tina (Français) et Stefano (italien).
Merci à tous les gens, je vous aime.

dimanche 6 avril 2008

Elmira Maple Syrup Festival







Ce samedi 5 avril, c'était la fête dans le petit monde d'Antoine. Pourquoi? Parce que c'était enfin la journée prévue pour le Maple Syrup Festival, un évènement entièrement consacré au sirop d'érable à moins de 20 minutes de la maison. Et pas n'importe quel évènement, le plus gros festival de sirop d'érable du monde, comme le proclame fièrement les oragnisateurs à travers l'affiche catchy. Ouah, évidemment, face à cette nouvelle, j'étais excité comme un môme de 5 ans à Noël. Qu'à cela ne tienne.

Ainsi donc, avec Guillaume, nous prenons le petit train touristique qui part de Waterloo jusqu'à Elmira. Nous l'avons pris uniquement pour le plaisir de le faire parce que de toute manière, le train était relativement lent. Cependant, c'était un peu la seule occasion que nous aurions de le prendre, vu que le train n'est censé marché qu'entre mai et septembre donc quand nous ne serons plus là... Ainsi donc, dès l'arrivée, nous nous renseignons pour faire le seul vrai truc important : la visite d'une ferme productrie de sirop d'érable. Et c'est là que le bât blesse. Nous y allions avec plein d'espoirs qui ont été un peu déçus. En effet, l'organisation laissait beaucoup à désirer et vu que la ferme était un peu à l'écart et qu'il fallait reprendre le bus pour y aller, et bien, il y avait énormément de queue. De la queue pour prendre le bus, pour prendre le tracteur, pour voir la distillerie, pour reprendre le tracteur,pour reprendre le bus....C'est sûr qu'après deux heures de queue, l'excitation a le temps de retomber. Mais bon, ce n'est pas grave, ça nous a permis de comprendre un peu mieux la fabrication de ce liquide merveilleux qu'est le sirop d'érable.
Ainsi donc, comme j'espère que vous vous en doutez, le sirop d'érable est en fait de la sève d'érable (ouah surprise) ultra concentrée. Des robinets sont plantés dans les arbres et des gouttes de sève tombent petit à petit dans des seaux en dessous. La sève est à la base incolore, claire comme de l'eau et avec très très peu de goût (ou alors, un très très très très très vague goût légèrement sucré). Une fois la sève récoltée, il faut la faire bouillir pour en faire partir l'eau et ne garder que la partie sucrée. Il faut en moyenne 40 gallons de sève pour faire un gallon de sirop (grosso modo, il faut 20 litres de sève pour un demi-litre de sirop). Comme je l'avais déjà expliqué, il existe plusieurs types de sirop d'érable en fonction de la concentration en sucre et plus le sirop est fort plus le goût est prononcé. Nous avons appris qu'il existe Extra light, Light (ces deux là étant tellement peu concentré qu'ils en sont jaunes au lieu de la belle couleur ambrée habituelle), Medium (le plus populaire), Ambre et Dark (mon petit préféré, une vraie boisson d'homme, pas comme tous les précédents trucs de fillete avec à peine de goût). Cependant, la qualité de la sève et la période de récolte influent grandement sur la qualité du sirop. J'en profite pour étaler un peu ma science. Ainsi, la couleur du sirop d'érable dépend de plusieurs facteurs, parmi lesquels on peut trouver l'âge de l'érable, la quantité de sucre dans la sève, la période de la saison, la durée d'attente de la sève dans le seau, et la durée nécessaire à l'évaporation. Et oui, c'est vraiment un art que de faire récolteur de sirop d'érable. D'ailleurs, je pense que je vais abandonner mes études-là et m'engager comme apprenti dans une ferme... Ainsi, comme je disais avant ce petit délire, le Dark se récolte généralement en fin de saison et se fait avec une sève particulière, ce qui explique que nous n'en ayons pas trouvé au festival... Au final, même si un peu déçu parce que nous n'avions pas trop de liberté pour nous ballader, j'ai bien aimé me ballader dans cette forêt d'érable avec des seaux à chaque arbre, c'était très sympa et reposant, j'étais en paix avec la nature dans cette forêt (je pense que c'est du sirop d'érable qui me coule dans les veines et pas du sang).
Au retour, nous constatons qu'au lieu d'un festival de sirop d'érable, ca ressemble plus à un de nos gros marchés dans les petits villages français, sympa certes, avec pleins de boutiques qui vendent du sirop et ses produits dérivés mais pas non plus, un festival uniquement tourné sur le sirop. Par contre, nous avons pu goûter les Maple Burger et Maple Chips. En gros, ce sont des hamburgers et des pommes de terres sautés avec du sirop d'érable dessus. Nous ne pouvions laissés l'occasion. Et contrairement à ce qu'on pourrait craindre, c'était plutôt carrément bon. Bien sûr, il ne faut pas saler le hamburger et les pommes de terre et il faut utiliser le sirop light (voir extra light) afin de n'avoir qu'un léger goût agréable qui se mêle au reste.

Sinon, c'est ballade parmi les échoppes, achat de bonbons au sirop pur (j'avais épuisé mon stock), achat de beurre de sirop, on flâne, on regarde, on prend son temps. C'était agréable.
Au final, même si la journée ne s'est pas exactement déroulé comme nous l'espérions, c'était une petite journée instructive que j'aurai regretté de ne pas faire. Et puis, toute information sur tout ce qui tourne autour du sirop d'érable est bonne à prendre.
Pour les photos, rien de spécial à signaler. En premier le panneau d'arrivée, puis quelques photos de la forêt d'érable (ils sont pas mignons tous ces petits seaux?), et quelque photo de la soirée en elle-même. On notera la pancarte, elle a un petit quelque chose de particulier si on fait attention (indice : j'en parle précedemment, avec ça, ça devrait pas vous prendre de temps à trouver). Et enfin, une petit sucrerie amusante en forme d'un des personnages du Muppet Show.

samedi 5 avril 2008

Les lieux qui comptent

















Plus qu'un mois. C'est un peu dur à dire mais je commence déjà à se rendre compte que c'est la fin de cette superbe aventure. Et c'est quand même triste, mais au lieu de déprimer et de me lamenter sur mon sort, je préfère me remémorer tous les bons moments passés ici, toutes les choses, les personnes, les lieux qui m'ont marqués. Et en parlant de lieu, laissez-moi vous introduire certains des endroits les plys atypiques de Waterloo. Parce que bon, Warterloo, c'est quand même une ville super animée dans laquelle il y a trooooooop de trucs à faire (hum, on y croit).

Commençons donc par le meilleur endroit. C'est bien simple, dès qu'on a envie de sortir et pas d'idées, c'est généralement là qu'on finit, quelque soit le contexte. Le Symposium est sans contestation possible le meilleur restaurant autour de Waterloo. Enfin, peut-être pas le meilleur mais celui que nous préférons en tout cas. C'est bien simple, j'ai du aller plus de fois au sympo (pour les intimes) que dans tous les autres restaurants de Waterloo réunis. Qu'est-ce qui fait la particularité de l'endroit? Et bien, tout d'abord son ambiance chaleureuse et feutrée. Souvent plongé dans une relative semi-obscurité, avec des oeuvres de Raphaël aux murs (des reproductions, j'entends, on est d'accord) (et pour les incultes, le peintre, pas le chanteur), les clients s'assoient dans des fauteuils rembourrés bien confortables en face de petites tables basses. En somme, c'est l'endroit idéal pour prendre son temps, discuter, profiter. Et niveau miam-miam me direz-vous? Ben oui, parce qu'un restaurant, ca se mesure quand même un peu à la qualité de la nourriture. Et là encore, pas de souci, le symposium part avec une bonne longeur d'avance. Déjà, et là, on parle de quelque chose d'extraordinaire, les petits déjeuners sont servis toute la journée (whopee) et quand on voit comment c'est bon un petit déjeuner canadien (oeufs brouillés, saucisses, pommes de terre sautées, pain grillé avec beurre fondu....hum, le tryptique gagnant), on ne peut pas s'empêcher d'en prendre un même à minuit (comme les pancakes, dans ma tête, ca se mange à toute heure de la journée et de la nuit). Et le reste n'est pas en reste justement, les Hamburgers sont d'excellente facture (pas comme les trucs de McDo, là, je parle de vrais hamburgers avec de la vraie viande et des vraies condiments) et ça, c'est géniale, surtout quand les frites qui accompagnent sont sans doute parmi les meilleures que j'ai jamais mangées. Et enfin, enfin, enfin, il serait impoli d'oublier les fameux desserts du symposium, les cheesecakes en tête. Ben oui, pour le cas où on aurait encore faim, des cheesecakes font de l'oeil aux clients depuis des vitrines. En plus, ce sont des cheesecakes spéciaux avec du gateau au chocolat et du caramel par dessus, où du coulis de framboise, ou de la pomme, ou que sais-je encore....hum....parfait, et au cas où cela ne vous conviendrait pas (et vous feriez une énormissime erreur), leurs gauffres sont à se damner. Au final, vous l'aurez compris, le Symposium est un endroit que je regretterais, j'y ai passé tellement de temps avec tellement de personnes différentes et j'y laisse tellement de bons souvenirs qu'il ne pourrait en être autrement.

Continuons à parler restaurant avec l'autre restaurant culte de Waterloo, le Mel's dinner. On change radicalement d'ambiance. Le Mel's n'a pas la classe d'un Symposium mais il a le style américain. C'est bien simple, prenez le film le plus américain que vous pouvez trouver, dans lequel le beau jeune héros et la belle jeune héroïne sirotte amoureusement un milkshake dans un petit restaurant en se regardant avec des grands yeux romantiques (et là, toutes les filles de la salle sont soit en extase devant le mec soit avec des envies de meurtre pour la fille...et vice-versa pour les mecs). Donc c'est bon, vous voyez à peu près ce dont je parle (genre Grease, un truc du genre)? Et bien, le Mel's dinner, c'est ça exactement. Le restaurant américain typique dans lequel on vient prendre des brunchs bien costauds (moins classe que les peits déj du sympo mais plus gros parce qu'en plus on a les pancakes) en profitant de cette ambiance à l'américaine. Et ce n'est pas la décoration qui détonne avec des images rétro d'Elvis ou des trucs vieux comme ça. Au final, un petit resto sympa qui vaut surtout pour sa super ambiance.
Pour les photos, en premier, la vitrine du Symposium où trônent fièrement les desserts. Comme vous pouvez le voir, elle est chamarrée et ajoute pleins de couleurs au restaurant. Sur la deuxième, une tablée traditionnelle du Symposium avec Mario et Lidia (qui sont déjà repartis au Mexique, triste). Ensuite, un des cheesecakes au chocolat. Le premier qui ose me dire que ça lui fait pas envie va avoir de gros problèmes. On enchaîne avec des photos du Mel's Dinner. Notez les murs, les tables, l'uniforme de la caissière, tous les poncifs du petit restaurant américain y sont.

Et non, étonnament, avant que quelqu'un ne fasse de remarque désobligeante, je ne passe pas ma vie dans les restaurants et je n'ai pas pris 50 kilos depuis que je suis ici....(49 seulement mais il faut savoir se mettre des limites).

jeudi 20 mars 2008

Saint-Patrick = Pancake Party










Une fois n’est pas coutume, je déroge à mes propres règles pour mettre en ligne quelques photos de soirée. C’est vrai que je le fais peu (ben oui, plus personne ne se fait d’illusions sur moi mais je ne vais pas non plus donner le bâton pour me faire battre en postant toutes ces photos embarrassantes de soirées…mais bon, en même temps, Facebook a déjà ruiné ma réputation depuis longtemps donc…). Mais si vous avez déjà pu voir les photos qui précédent ce message, je dois avouer que personnellement, je les trouve assez mythiques et géniales pour être montrées et puis, ça me permet de vous parler un peu d’une tradition que nous avons plus ou moins commencé à mettre en place, je parle bien entendu de la renommée et reconnue « pancake party » sans compter présenter un peu quelques nouvelles têtes parmi les internationaux.

Alors donc, à part si vous avez vécu sur Mars pendant les 6 derniers mois (ou plus simplement si c’est la première fois que vous lisez ce blog parce que vous êtes tombés dessus à la suite d’une fausse manip), vous devriez savoir que j’ai un léger faible pour les pancakes et que je ne rate pas une occasion d’en faire. L’occasion de cette fois-ci est la Saint-Patrick, une fête d’origine irlandaise super appréciée des étudiants canadiens parce qu’elle leur fournit une excuse pour boire leur boisson favorite (la bière (les pauvres, aucune classe)) en quantités proprement gargantuesques (pour exemple, en me levant le samedi matin, j’ai eu le plaisir de constater que mes collocs avaient consommés au moins 42 bouteilles de bière la veille au soir… à 8 à peu prêt…bravo les colloc, je suis fier de vous). Cependant, point de cela pour nous, nous faisons fi de toutes ces extravagances alcoolisées, vive les pancakes.
Nous nous retrouvons chez Anne, dont l’appartement était décoré de vert pour l’occasion (on s’est vraiment foulé sur ce point-là, trop de boulot comme vous pouvez le constater). Donc, Anne et moi commençons a préparer les pancakes, c’est un peu notre plaisir a nous et le premier qui s’approche de moi quand je les fais ou qui essaye de les faire a ma place, se prend une baffe et se fait rembarrer en beauté, c’est mon boulot a moi que j’aime. Donc déjà, discussion animée avec Anne sur le temps de cuisson des pancakes parce que nous n’avons pas la même conception de la chose (il faut leur montrer de l’amour et leur laisser le temps à ces pauvres pancakes…enfin de mon point de vue) et n’oublions pas la discussion habituelle qui vise à déterminer si pancake est un mot féminin ou masculin (pour moi, c’est féminin, mais bon, si quelqu’un a la réponse, je suis preneur…je sais, je vais écrire à l’Académie Française pour leur demander, je suis sûr qu’ils n’ont que ça à faire). Ensuite, c’est orgie de pancakes avec Nutella, faux sirop d’érable (j’ai honte, honte mais j’avais oublié mon sirop d’érable pur….), beurre de cacahuètes, des mélanges pour certains. Ce qui est sûr, c’est que personne n’a perdu de poids sur cette soirée mais au moins, ça veut dire que les gens ont apprécié les pancakes, ça fait toujours plaisir. Je ne sais pas bien combien on en a fait mais vu qu’on était plus d’une douzaine, que personne n’en a mangé moins de 5 et qu’il en restait….On va chercher dans les un peu moins de 100, alors oui ça prend du temps mais bon, c’est pour la bonne cause…

Après un petit délire sur les chansons françaises les plus ringards et les plus démodées de la création, c'est parti pour une grosse séance photos absolument hilarante avec les accessoires de Anne, le boa, les lunettes et encore on a échappé a la perruque. En tout cas, ce fut un grand moment de franche rigolade et franchement, elles sont pas belles ces photos ? On a une telle joie de vivre là-dessus, honnêtement trouve ça beau. Au final, cette soirée se classe pour moi au panthéon très fermé des meilleures de l’année.

Pour les photos, je vous ai quand même mis les plus politiquement correctes. Donc pour la première, nous à la cuisine même si on n'a pas vraiment l'air de travailler (on notera que je suis déjà en train de me goinffrer de pancakes). Une chtite photo de groupe avec en clowns principaux en haut Zheng et moi, au deuxième rang Anne et Makiko puis James et Lucie. Enfin, une photo de groupe avec tout le monde avec, de la gauche vers la droite, on prend sa respiration et c'est parti : Tim, Sarah, Guillaume, Luis, Christop, Allison, Makiko, moi, Lucie, Nina, Zheng et Anne derrière l'appareil photo (donc on la voit pas, logique...). Moi, je note les visages épanouis de toutes les personnes présentes. Je pense qu'on pourrait faire un traitement médicale à base de pancakes et de sirop d'érable, je suis convaincu que ça aurait des vertus curatives inconnus, tiens un truc à faire faire à mes amis médecins dès que je rentre. Dans la foulée, une petite photo du Zheng qui a l'air tout honteux de manger sa pancake, sans doute parce qu'en fait, il en a deux, le petit gredin.... Et on remarquera aussi qu'il fait toujours des têtes pas possibles sur toutes les photos. Les deux photos qui suivent sont deux photos d'un concours visant à déterminer lequel d'entre nous est le plus sexy avec les accessoires précedemment mentionnés. Il va de soit que je suis sorti vainqueur de ce concours bien evidemment. La photo suivante est tout simplement incroyable, je ne sais plus pourquoi on riait mais en tout cas, ça devait être bien et ça a duré longtemps parce qu'il y a trois photos comme ça où on nous voit à différentes étapes du fou rire. On notera que le pauvre Luis en pleurerait presque. En tout cas, je nous trouve super sur cette photo. Enfin, une ultime petite photo copain-copain en fin de soirée avec Guillaume et Luis.
Pour reconclure, une soirée super et qui montre aussi combien ce voyage est enrichissant pour nous au niveau des relations et des expériences, si on regarde un peu les nationalités représentés : bon, des français bien sûr (Anne, Sarah, Guillaume, Lucie, Moi mais on est tellement nombreux, pas possible de nous éviter), mais aussi des allemands (Tim et Nina), un autrichien (Christoph), Makiko est japonaise, Zheng chinois, James malaysien et Allison canadienne. Un beau pot-pourri et des super amis.

Roméo Dallaire à WLU







Je continue dans la foulée de ma motivation pour continuer à raconteur un peu ma vie ici. En fait, pendant un moment, je me demandais bien ce que j’allais pouvoir raconter pour continuer à faire vivre ce blog. Et puis, en fait, je me suis aperçu que pas mal des choses que je faisais, alors que je les considère presque normal maintenant, sont en fait dignes d’intérêt et donc digne d’être relatées. Au final, ce blog est censé représenter ma vie quotidienne ici (enfin sans trop de détails non plus) et dernièrement, c’était plutôt le blog des voyages d’Antoine au Canada, à quelques exceptions prêt. Essayons de remédier à cela.

Donc au programme d’aujourd’hui, parlons humanitaire et politique. En effet, il faut que je maintienne cette réputation de binoclard premier de la classe qui me colle a la peau en faisant semblant d’être intelligent de temps en temps et donc d’assister a des évènements intéressants. Ainsi donc, avec plusieurs amis, nous sommes allés assister à la conférence de Romeo Dallaire à Wilfrid Laurier pour laquelle plus de 2000 personnes s'étaient réunies. Si vous ne le connaissez pas, c’et normal. C’est un héros canadien certes, mais il n’est guère connu en dehors des frontières de notre blanc pays. Donc, le Lieutenant-Général Dallaire était chef des forces de l’ONU au Rwanda en 1993-1994 lors du massacre des Tutsis par les Hutus. Or, de par ses ordres et la position de l’ONU, il n’a pas pu intervenir pour empêcher le génocide. Je résume évidemment une période qui a été nettement plus riche que ça en évènements, juste pour être sûr que tout le monde sache à peu près de quoi il s'agit.

Cet épisode de l’histoire et de sa vie l’ont évidemment énormément affectés, je suppose a cause d’un sentiment de culpabilité, toujours est-il qu’il a été dépressif (au point de faire des tentatives de suicide) et il est toujours un peu borderline sur ce sujet d’après ce que j’ai compris. Mais il est évident que, quand il nous parle de prise de responsabilités, de guerre, d’atrocités commises comme l’utilisation des enfants comme armes humaines, il sait de quoi il parle et on l’écoute avec respect. L’un des exemples qu’il a donné a été particulièrement émouvant. Il raconte que lors d’une mission de routine dans un village, lui et sa troupe ont rencontre des enfants armés. S’arrêtant pour engager des discussions, il descend du véhicule et l’un des enfants lui pose aussitôt le museau d’une mitraillette sur le visage. Et, à ce jour, Roméo Dallaire reste convaincu que la seule chose qui a empêché l’enfant de tirer tout de suite, c’est qu’il a vu ce que le Lt-Gen avait dans la main….une barre de chocolat…C’est dire l’horreur vécu par ces enfants, transformés en objets, déshumanisés par un conflit auquel ils ne comprennent rien et malgré tout, cette petite touche d’innocence et d’espoir qui survit dans chacun d’eux. Le reste du discours s’est partagé entre politique (parce que le monsieur est maintenant sénateur et fait partie de l'ONU dans des conseils humanitaires ou quelque chose du genre) et explications du rôle que doit prendre le Canada dans le monde.

Je n’avais jamais assiste a un discours politique en vrai, étant un peu beaucoup carrément réticent à ces choses-la, mais je dois avouer que ces hommes (si tous les politiciens lui ressemblent a peu prêt, et il se considérait comme apprenti politicien) dégagent en vrai une passion, une assurance impressionnante. Cela ne m’étonne pas que la politique puisse déchainer de telles passions après en avoir vu en vrai.

L’homme a ses admirateurs inconditionnels, une femme dans la salle lui demandant même s’il allait un jour se présenter au poste de secrétaire général de l’ONU (rien que ça). Ce a quoi il a répondu avec beaucoup d’humour et de malice que sa femme ne le laisserait pas faire (et ca m’a aussi confirmer qu’un politicien ne sait pas dire oui ou non puisque cette petite pirouette lui a quand même évité de répondre). Et dans la foulée du discours, nous avons eu droit a une petite dédicace de livres qui nous permettent d’échanger quelques mots en français avec lui (puisqu’il est French Canadian comme on dit ici).

Donc au final, une expérience plus qu’intéressante avec un personnage tout aussi intéressant. S’il y en a que ca intéresse, il a écrit un livre sur ce qu’il a vécu : « Shake hand with the devil » que je pourrais prêter a ceux qui veulent (dédicacé en plus, attention la classe, et même si je ne l’ai pas non plus encore lu) et de ce livre a été tire un film du même nom sorti en début d’année ici.
Pour les photos, le Lieutenant-Général en premier, normal, c'était lui l'invité. Sur les photos qui suivent, notez qu'on ne voit qu'une partie de la foule et remarquer aussi la salle: le grand gymnase de l'Athletic Complex de WLU (quand je vous disais qu'on est super bien équipé). Enfin, séance de dédicaces sur la dernière et en flou dans le fond, Cameron, un bon ami mentor de LIFE qui est aussi le grand organisateur de cet évènement. Chapeau à lui parce que c'était réglé au petits oignons.
(ouah, un poste sérieux, je suis pas sur que ça m’était jamais arrive, j’ai à peine pu faire mes petites blagues habituelles mais en même temps, le sujet ne s’y prête pas forcement).

samedi 15 mars 2008

Saison sportive - épisode 3

Hop, hop, hop, on garde le rythme étant donné que maintenant, on va parler de sport et continuer de décrire un peu comment je m'occupe quand je ne travaille pas ici (le premier qui ose dire, "tout le temps quoi" est privé de dessert).

Commençons déjà par cette nouvelle terrible (enfin à mes yeux, je suis sûr que le reste du monde s'en fiche plus ou moins), c'est-à-dire l'arrêt momentané de l'escrime... non, c'est vraiment trop dur...snif. L'emploi du temps des clubs de la région ne marchait pas avec mes cours, j'ai dû tout arrêter, dur après en avoir fait 11 ans en club...Je suis impatient de reprendre.

Donc pour compenser, je suis inscrit dans pas moins de 3 "intramurals league" cette saison, c'est-à-dire les compétitions internes à l'université. La compétition reine est bien évidemment l'équipe de soccer indoor. Le mercato a été agité cette saison, seuls Tina, Sanjay, Ken, Stefano et moi sommes restés fidèles à l'équipe des exchange students. Heureusement, l'équipe s'est renforcé avec l'arrivé de Luis, Emanuel, Chris et Stian. Pour l'instant, nous n'avons perdu qu'une rencontre et devrions être bien classés pour les play off qui approchent. Nous avons une bonne organisation et quelques joueurs qui savent quand même bien jouer à la baballe. Bon, par contre, le soccer indoor, ca ressemble quand même un peu à du Hockey sur glace surtout avec l'utilisation des murs et des scores fleuves aberrants (20-3...c'est presque du rugby non?).

En deuxième, je suis inscrit en tant que free-agent dans un tournoi mixte de football. Très sympa, il y a peu d'équipe mais ça permet de jouer. Je ne connaissais pas les autres membres de l'équipe ce qui permet de rencontrer du monde, des canadiens super sympas comme d'habitude. Donc même si nous nous sommes fait battre à pratiquement tous nos matchs, on s'est bien amusé.

Enfin, place aux intramurals de squash. Ayant enfin pu commencer le squash de manière régulière vu que j'ai maintenant pas mal d'adversaires potentiels, je dois avouer que ce sport gagne très rapidemment ses galons dans mon estime et que je l'apprécie de plus en plus....Défoulant, fun, pas dénué de tactique, c'est un sport complet pour lequel il faut quand même une bonne condition physique. Je progresse de match en match même s'il me manque encore pas mal de trucs, dont une force de frappe qui me fait encore défaut. Je n'arrive souvent pas à imposer mon jeu quand l'adversaire frappe nettement plus fort que moi et forcément à la fin, ben, je perds...Normal. M'enfin, en tout cas, ça me motive bien et puis, je commence à sortir quelques coups plutôt sympas donc le fameux "bazooka du tigre" ! (comprenne qui pourra...).

Donc un deuxième semestre nettement plus sportif que le premier ce qui est loin de me déplaire, bien au contraire même. Ca fait même carrément plaisir.

Photos insolites







Et hop, un autre petit message histoire de pas laisser de répit. Donc aujourd'hui, dans la foulée d'un message postée il y a quelques temps, je vais mettre des photos insolites, rigolotes, intéressantes, inutiles, enfin, au final, c'est vous qui voyez, personnellement, elles me plaisent bien.

Tout d'abord, une petite photo pour ceux qui en doutent...Oui, il fait froid. Bon, il faisait quand même particulièrement froid au moment où cette photo a été prise, d'habitude, je n'ai pas besoin d'autant de protection, mais là, ça devenait vraiment vital. Donc, il est quand même indispensable quand on sort de mettre le gros manteau et le bonnet (aux couleurs des Canadians de Montréal) est loin d'être superflu. Quand à l'écharpe, c'est ça ou je ne sens plus mon nez en quelques secondes. Je ne l'ai que rarement expérimenté ici (pas que ça me manque non plus) mais c'est dans ce cas que le froid fait mal, vraiment, physiquement. Les coups de vent sont particulièrement vicieux de ce point de vue-là. Mais bon, on s'y habitue. Maintenant, quand il fait entre 3°C et 6°C (au lieu de nos -15°C à -20°C), et bien, on considère qu'il fait chaud...Et je plaisante à peine, en ce moment, quand il fait ce temps-là, limite, on ne prend même plus les manteaux pour sortir. On est des warriors maintenant.

Sur la seconde photo, on peut voir qu'il y a aussi énormément de neige. Donc ici la new Beetle (enfin, ça y ressemble mais on ne peux pas être 100% sûr) a pris bien cher. On passerait devant sans se poser de questions. Bon, bien sûr, cet ensevelissement n'est pas dû à une unique chute de neige (enfin j'imagine) mais à une accumulation de plusieurs et une grosse flemme du propriétaire de la dégager entre deux. Il aura du boulot quand il s'y mettra en tout cas. Une autre explication que l'on peut avancer est dû aux chasses-neiges. En effet, quand ceux-ci déblaient les routes, ils rejettent la neige sur le côté sans trop de se soucier de savoir où elles retombent, tant pis si c'est le trottoir ou une voiture.

Enfin, pour ceux qui ne le savent pas, les américains (et dans une moindre mesure) ont le goût des gadgets assez inutiles et passablement ridicules. J'en veux pour preuve cette mignonne petite combinaison pour que le féroce rotweiller que voilà qui a l'air soudain beaucoup moins dangeureux et passablement plus cool (ou alors, c'est peut-être parce que c'est un caniche qu'il fait pas peur :p ). Et encore, il n'y a pas d'inscriptions sur cette combinaison (genre "I love Chicago", parce que ca existe). Mais surtout surtout, notons les petits chaussons pour qu'il n'ait pas froid à ses petites papattes toutes sensibles... Ils sont fous ces américains, comme dirait un de nos gaulois national.

jeudi 13 mars 2008

Voyage vers les 1000 îles










































Ca fait titre de mauvais roman dit comme ça non? Bon, toujours est-il que je profite du fait que je suis "on a roll" comme on dit ici pour tenter d'enchaîner. Ainsi, il est maintenant question du voyage fait à Kingtion et aux Thousand Islands (ca a toujours plus la classe dit en anglais non?) fait du 8 au 9 mars avec Mathilde, Tim et Nina (deux amis allemands).


Nous prenons donc une voiture et nous partons gaiement tôt le matin. Bon, nous sommes rapidemment pris au coeur d'une grosse tempête de neige. Qu'à cela ne tienne, nous ralentissons....50 km/h pendant 3h, voilà qui lance le voyage sur de bonnes bases. Heureusement, nous arrivons à Kingston sans problème (vous vous en doutiez j'imagine, c'est pas Jules-de-chez-Smith-en-face qui écrit), à part le fait que c'est la tempête à Kingston aussi sauf que ce n'est pas de la neige qui tombe mais de la grêle. Mais nous sommes jeunes et courageux donc nous partons quand même nous ballader. Et même si les conditions météorologiques n'étaient pas forcément idéales (se faire fouetter le visage pendant 5h par de la grêle, ca fait mal), et bien, nous avons quand même apprécié Kingston. Précisons que cette ville aurait pu être capitale du Canada avant qu'Ottawa ne soit choisi, ça tient à peu de choses quand même. Nous allons voir tous les bâtiments importants au Canada et que vous commencez à connaître maintenant : le Parlement, l'université Queen (que tous les canadiens connaissent, c'est vrai que Wilfrid fait un peu petit par rapport à ce truc), les quelques bâtiments historiques importants (le Frontenac Court House par exemple), plusieurs églises. Au final, nous passons pas mal de temps à déambuler dans les rues en prenant notre temps, appréciant juste la ville qui est fort sympathique, pleins de petites maisons sympathiques, pas de hauts gratte-ciels ou de gros bâtiments massifs, tout est à taille humaine (sauf l'université). Nous rentrons à l'hôtel en longeant le Saint-Laurent. Saint-Laurent complètement gelé d'ailleurs et couverts de neige... à tel point que j'ai failli tomber dedans (failli seulement, je suis pas totalement nul). Le soir, nous ressortons juste pour aller dans un petit café/restaurant familiale conseillé par le guide du routard avant d'aller faire dodo. Il faut dire que la marche avait été éprouvante.

Le lendemain, nous partons vers les Thousand Islands. D'abord nous prenons le ferry pour avoir une petite vue d'ensemble de Kingston. Et comme le ferr est un mini-brise glace, et bien, nous avons l'impression d'etre sur la banquise, impression renforcée par le fait, comme dit plus haut, le St-Laurent était recouvert d'une couche de glace de bien 10cm...Superbe...Ma seule déception, nous n'avons pas vu d'ours blanc...déç, déçu, déçu... Donc un petit voyage très agréable bien que particulièrement froid (voir les insolites dans les prochains posts), probablement la fois où j'ai eu le plus froid depuis que je suis au Canada. Au final, le ferry est une super expérience et nous n'avons pas regretté. Pour les thousand Islands, bien que nous n'ayons pas pu avoir de vraie vue d'ensemble ni même de ballade à pied au sein des îles, j'ai été bluffé. Elles représentent le paysage canadien tel que tout le monde se l'imagine dans les plus gros clichés. Des îles couvertes de neige et de sapins dans de l'eau gelée...Il s'en dégageait une impression de paix, de sérénité, magnifique. Ca donne vraiment envie de revenir, de passer du temps à faire du Canoë dessus et même à juste profiter. En tout cas, je sais déjà où j'aurai ma futur maison de vacances quand je serai riche (notons l'usage du futur et pas du conditionnel...j'ai de l'espoir moi...).
Le retour se fait d'abord en suivant le lac Ontario avant de reprendre l'autoroute. Et en rentrant, nous nous aperçevons que la tempête ne nous avait pas touché que nous mais aussi Waterloo. En moins de 4 mois, il y a eu les deux tempêtes du siècle sur Waterloo (l'autre était en décembre) et j'ai raté les deux....Je suis maudit...En fait, non, parce que nous on s'est bien amusé pendant le voyage alors que tout Waterloo a été paralysé par la neige, niark. J'ai essayé de faire des efforts de concision...Ce fut dur...

Pour les photos, ça se voit pas forcément sur la première photo, mais je fais face au Saint-Laurent...oui oui. Sur la photo suivante, veuillez admirer le parlement et dans la foulée une photo de quartier de Kingston. On enchaine sur les icebergs du Saint-laurent puis Kingston vu du Ferry. Enfin quelques photos de Thousand Islands et une photo de groupe. Beaucoup de photos cette fois-ci parce que nous avons pas mal de choses différentes au final au cours du week-end. Et comme d'habitude, aucune de ces photos n'est de moi.

Sweet Home Chicago























Tiens donc, regardez qui fait un effort pour revenir sur le devant de la scène blogistique mondiale? C’est en effet sous les acclamations délirantes de la foule que je reprends la plume (enfin le clavier) pour narrer mes nombreuses et passionnantes aventures. Déjà deux mois que je n'ai pas posté...Je suis vraiment un slacker. Hum, ce message est bien parti pour être super long, tant pis pour mes bonnes résolutions de les faire plus courts. Alors donc quoi de neuf au pays des caribous et du sirop d’érable (vous ne pensiez quand même pas que j’allais vous lâcher la dessus quand même, si ?). Bon, je suis motivé, il y a des chances que, comme d'habitude, je poste 4 messages d'affilés, je vous conseille de n'en lire qu'un par semaine comme ça, vous aurez l'impression que j'écris plus souvent.

Bon, allez, direction la ville d’Al Capone, du crime organisé, de la prohibition, de l’alcool, de la violence, du Jerry Springer show (ce qui n’est pas forcement sans rapport) et des Blues Brothers, j’ai nomme Chicago. En effet, nous sommes si prêts des Etats-Unis qu’il aurait été impoli de ne pas aller faire un coucou. Nous partons donc avec Anne, Mathilde et Sarah (et donc moi évidemment) en bus le vendredi 26 janvier au soir (non, je suis pas en retard...). Pour une raison quelconque, je considère le bus comme le mode de transport le représentatif des Etats-Unis et c’est vrai qu’on y voit des personnages (comme cette famille de Mormons au retour) donc perso, j'ai trouvé ça sympa mais je suis le seul.

Nous arrivons a Chicago a 5h du matin, bien fatigue par le voyage mais impatient de commencer. Ce qui est pas simple quand il fait nuit noire. Nous prenons néanmoins rapidement les tickets de métros et commençons à visiter. De manière assez intéressante, tous les bâtiments les plus intéressants a voir de Chicago se concentrent dans une partie assez réduite de la ville, a savoir le Loop, qui est le quartier délimité par le métro aérien, très pratique d’ailleurs bien que sa signalisation laisse parfois un peu a désirer (ou alors nous sommes juste nuls et incapables de lire la signalisation, la deuxième option semble valable)…Donc la matin, nous visitons le port sur le lac Michigan, avec sur le port une super sculpture (j’ai pas d’autre mot qui a permis de prendre quelques photos bien rigolotes). Précisons qu’il faisait froid avec des petites rafales de vent assez violentes et de la neige. Nous allons ensuite au Chicago Stock Exchange, a la Sears Tower, le faux hôtel de ville (blague a nous).

En fait, nous n’avons pas tellement vu de choses que ca mais nous avons profite au maximum de la ville. En effet, nous avons beaucoup marche dans le quartier du Loop (les seules personnes au monde capables de marcher 10 km et de se perdre dans un quartier qui en fait 2 de long sur 1 de large) mais ca nous a permis d’avoir une vraie idée de ce qu’est la vie a Chicago. Nous avons tous été agréablement surpris par Chicago. Loin des cliches communs, Chicago est une ville propre, ouverte, agréable et pas spécialement dangereuse, en somme, tres agréable. Bien que typiquement américaine comme ville avec pleins de gratte-ciels et tout, on ne s’y sent pas écrasé comme A new York par exemple. Donc tres bien. En fin d’après-midi, petite séance shopping dans la rue commerçante avec un arrêt par la boutique Disney (personnellement, j’assume totalement ce cote gamin, je le revendique même) bon et des trucs moins drôles pour moi après…Il faut dire que Tim m’ayant lâchement laisse tombe, je me retrouvais avec trois filles. En encore, ce soir-la n’est rien compare au lendemain quand elles ont trouve une boutique de chaussures en solde et ont entrepris de dévaliser littéralement la boutique… Bon, petit restaurant sympathique le soir et direction auberge de jeunesse. Nous avons des petits problèmes parce que notre réservation n’est passée et que le standardiste ne sait pas compter au dessus de 10 sans s’aider de ses doigts….

Le lendemain, le soleil brille ce qui est déjà un tres bon point. Nous repartons en exploration tot. Donc rebelote un petit détour par le Loop avant d’aller a l’aquarium (le plus grand du monde), de passer par le stade de baseball et de balader le long de la cote. Le retour en bus est long, nous partons vers 4 heures pour arriver à 10h le lendemain matin avec un super arrêt entre 2h et 6h du matin dans la gare de London. Nous nous sommes fait enfermer dans la gare par le contrôleur et il n’a que moi qui est réussi a dormir sur les bancs… Et nous revenons à Waterloo à 10h30 le lundi matin fatigués mais heureux comme on dit dans ces cas-là.
Les commentaires des photos en speed parce que je sais déjà que personne ne lit jusqu'ici. Donc sur la première, moi avec le Skyline de Chicago en fond. On enchaîne sur quelques photos de Gratte-ciels (on se croirait à Métropolis non?). Le fameux métro aérien qui devrait rappeler quelques souvenirs au plus cultivés d'entre vous à propos d'un certain film (encore un indice pour ceux qui ont du mal "we are on a mission from God"). Le grand bâtiment de la 4ème photo, c'est la Sears Tower, le building le plus connu de Chicago. Et une autre tentative de photo artistique de ma part pour clore le sujet.

Je ne peux pas m’en empêcher, quelques petites anecdotes cultes du voyage….Anne capable de repérer un Dunkin Donuts a 100 mètres a la ronde et qui le fait savoir a chaque fois (il y en a un tout les 150 mètres a peu près…). Les filles qui tentent d’expliquer ou elles veulent aller dans une station de métro (j’étais dans le coma a ce moment-la donc je les laissais diriger (note a soi : pas deux fast-food dans la même journée, c’est pas bien…) et qui nous sortent «because we want to go to the loop… », sachant qu'on y était déjà, la pauvre petite dame ne comprenait rien.

dimanche 6 janvier 2008

Snow on Waterloo

















Bon, je l'avais promis, il faut maintenant que j'en parle. Il est une chose dont je ne cesse d'évoquer mais dont je n'avais pas encore publié de photos jusqu'à présent, or c'est l'une des choses qui m'a le plus poussée à venir (non, pas le sirop d'érable...Mais continuez tous à économiser pour me payer cette cure de désintox dont j'aurai besoin au retour) mais je veux bien évidemment parler de la neige.

Et oui, depuis qu'on a atteint 0°C et en desous de moyenne, il y a de la neige continuellement. Et ça, c'est cool la plupart du temps. Perso, je ne connais rien de mieux que de se lever un matin, de voir le paysage absolument blanc et de se faire un chocolat chaud dans la foulée. Il y a globalement une propriété calmante dans la neige. Se ballader au milieu des paysages blancs, en entendant la neige crisser sous ses pas et dans le silence est quelque chose d'inestimable, enfin à mes yeux en tout cas.

Par contre, il faut évidemment à apprendre à vivre avec et c'est une leçon que les internationaux apprennent vite : un gros manteau (mais très gros), des grosses chaussures (parce que se ballader dans la neige en Convers, pour l'avoir tester, c'est quand même pas pratique), des gants (indispensables) et après, selon les goûts, bonnet ou pas, ce genre de choses quoi. Après, il faut aussi apprendre à se déplacer dedans parce que bon, la neige sur les trottoirs a tendance à ralentir quand même (et c'est pas ces fainéants d'étudiants qui déblaieraint rapidemment leur trottoirs...Oui, bon, je le fais pas moi-même, d'accord).

Bon, par contre, l'honneteté m'oblige à le dire, la neige, c'est bien, mais quand il gèle, aller à l'université relève de l'épreuve et je manque me tuer 5 fois sur le chemin, et quand la neige fond...Et bien, ça fait des flaques d'eau froids super profondes un peu partout et pour peu qu'on ne fasse pas attention, on se retrouve avec un pied trempé jusqu'à la cheville.

Sur la première photo, ma maison un petit peu enneigé. Sur la deuxième, ma rue un peu enneigée aussi, on a connu largement mieux mais bon, je n'ai que ça sous la main pour le moemnt. Dans la foulée, Richard (canadien), Guillaume (Français), Lidia (mexicaine) et bibi posons devant l'un des signes Wilfrid Laurier. Les deux photos qui suivent sont prises dans la parc à côté de chez moi, quand je dis à côté, c'est vraiment à côté, je n'ai qu'à traverser la rue, il est cool quand on veut aller faire une petit ballade. Et hop, je me la raconte sur la dernière photo mais promis, je ne posais même pas quand la photo a été prise. Sinon, ça vous donne une idée de comment il faut s'habiller pour sortir ici.