jeudi 20 mars 2008

Roméo Dallaire à WLU







Je continue dans la foulée de ma motivation pour continuer à raconteur un peu ma vie ici. En fait, pendant un moment, je me demandais bien ce que j’allais pouvoir raconter pour continuer à faire vivre ce blog. Et puis, en fait, je me suis aperçu que pas mal des choses que je faisais, alors que je les considère presque normal maintenant, sont en fait dignes d’intérêt et donc digne d’être relatées. Au final, ce blog est censé représenter ma vie quotidienne ici (enfin sans trop de détails non plus) et dernièrement, c’était plutôt le blog des voyages d’Antoine au Canada, à quelques exceptions prêt. Essayons de remédier à cela.

Donc au programme d’aujourd’hui, parlons humanitaire et politique. En effet, il faut que je maintienne cette réputation de binoclard premier de la classe qui me colle a la peau en faisant semblant d’être intelligent de temps en temps et donc d’assister a des évènements intéressants. Ainsi donc, avec plusieurs amis, nous sommes allés assister à la conférence de Romeo Dallaire à Wilfrid Laurier pour laquelle plus de 2000 personnes s'étaient réunies. Si vous ne le connaissez pas, c’et normal. C’est un héros canadien certes, mais il n’est guère connu en dehors des frontières de notre blanc pays. Donc, le Lieutenant-Général Dallaire était chef des forces de l’ONU au Rwanda en 1993-1994 lors du massacre des Tutsis par les Hutus. Or, de par ses ordres et la position de l’ONU, il n’a pas pu intervenir pour empêcher le génocide. Je résume évidemment une période qui a été nettement plus riche que ça en évènements, juste pour être sûr que tout le monde sache à peu près de quoi il s'agit.

Cet épisode de l’histoire et de sa vie l’ont évidemment énormément affectés, je suppose a cause d’un sentiment de culpabilité, toujours est-il qu’il a été dépressif (au point de faire des tentatives de suicide) et il est toujours un peu borderline sur ce sujet d’après ce que j’ai compris. Mais il est évident que, quand il nous parle de prise de responsabilités, de guerre, d’atrocités commises comme l’utilisation des enfants comme armes humaines, il sait de quoi il parle et on l’écoute avec respect. L’un des exemples qu’il a donné a été particulièrement émouvant. Il raconte que lors d’une mission de routine dans un village, lui et sa troupe ont rencontre des enfants armés. S’arrêtant pour engager des discussions, il descend du véhicule et l’un des enfants lui pose aussitôt le museau d’une mitraillette sur le visage. Et, à ce jour, Roméo Dallaire reste convaincu que la seule chose qui a empêché l’enfant de tirer tout de suite, c’est qu’il a vu ce que le Lt-Gen avait dans la main….une barre de chocolat…C’est dire l’horreur vécu par ces enfants, transformés en objets, déshumanisés par un conflit auquel ils ne comprennent rien et malgré tout, cette petite touche d’innocence et d’espoir qui survit dans chacun d’eux. Le reste du discours s’est partagé entre politique (parce que le monsieur est maintenant sénateur et fait partie de l'ONU dans des conseils humanitaires ou quelque chose du genre) et explications du rôle que doit prendre le Canada dans le monde.

Je n’avais jamais assiste a un discours politique en vrai, étant un peu beaucoup carrément réticent à ces choses-la, mais je dois avouer que ces hommes (si tous les politiciens lui ressemblent a peu prêt, et il se considérait comme apprenti politicien) dégagent en vrai une passion, une assurance impressionnante. Cela ne m’étonne pas que la politique puisse déchainer de telles passions après en avoir vu en vrai.

L’homme a ses admirateurs inconditionnels, une femme dans la salle lui demandant même s’il allait un jour se présenter au poste de secrétaire général de l’ONU (rien que ça). Ce a quoi il a répondu avec beaucoup d’humour et de malice que sa femme ne le laisserait pas faire (et ca m’a aussi confirmer qu’un politicien ne sait pas dire oui ou non puisque cette petite pirouette lui a quand même évité de répondre). Et dans la foulée du discours, nous avons eu droit a une petite dédicace de livres qui nous permettent d’échanger quelques mots en français avec lui (puisqu’il est French Canadian comme on dit ici).

Donc au final, une expérience plus qu’intéressante avec un personnage tout aussi intéressant. S’il y en a que ca intéresse, il a écrit un livre sur ce qu’il a vécu : « Shake hand with the devil » que je pourrais prêter a ceux qui veulent (dédicacé en plus, attention la classe, et même si je ne l’ai pas non plus encore lu) et de ce livre a été tire un film du même nom sorti en début d’année ici.
Pour les photos, le Lieutenant-Général en premier, normal, c'était lui l'invité. Sur les photos qui suivent, notez qu'on ne voit qu'une partie de la foule et remarquer aussi la salle: le grand gymnase de l'Athletic Complex de WLU (quand je vous disais qu'on est super bien équipé). Enfin, séance de dédicaces sur la dernière et en flou dans le fond, Cameron, un bon ami mentor de LIFE qui est aussi le grand organisateur de cet évènement. Chapeau à lui parce que c'était réglé au petits oignons.
(ouah, un poste sérieux, je suis pas sur que ça m’était jamais arrive, j’ai à peine pu faire mes petites blagues habituelles mais en même temps, le sujet ne s’y prête pas forcement).

3 commentaires:

Unknown a dit…

bn la je crois ke des que je me remet a écrire mn blog je pren definitivement ske tu as écrit psk c parfai y'a rien a rajouté !!!
... je vais fr la copieuse pr une fois !!! sincerement tres bel article ! bien joué !

Unknown a dit…

ps : mm si cameron est bon organisateur y tou y tou .. c moi qui ai été interviewé !!!! héhé
bisou jeune padawan !

Feuillu a dit…

C'est vrai que c'est bien écrit... Anne a raison. Merci Antoine.