vendredi 11 avril 2008

Les chutes du Niagara en été, c'est bien, en hiver, c'est mieux






Oh surprise. Je ne m'aperçois que maintenant que je n'avais jamais montré de photos des chutes du Niagara sous la neige alors que pourtant j'en avais vu que j'y étais retournée en février. Ainsi donc, c'est tout à fait la saison de vous les montrer. En fait non, pas vraiment vu que le printemps s'est à priori définitivement installé chez nous (vous allez voir que je vais dire ça et qu'on se prend une grosse tempête de neige demain), c'est-à-dire qu'on alterne les journées de super beau temps avec des journées de pluie toutes moches.
Mais bon, on s'en fiche un peu de la rigueur chronologique de ce blog qui a depuis longtemps abandonné toute tentative d'ordre et de clareté. Donc je mets maintenant les photos des Chutes du Niagara toutes blanches. Pour ceux que ça intéresse, vous pouvez comparer avec les photos prises en été, il vous suffira de chercher parmi les premiers articles.

Ainsi, bon, déjà, les chutes en elle-même n'étaient pas gelées. Je ne suis pas sûr que ça soit possible ou alors il faudrait qu'il fasse quand même vraiment froid. Par contre, la rivière au bas des chutes l'est bien, elle, et pas qu'un peu. En effet, il est difficile de juger des distances avec les perspectives et tout mais de là où on était, je pense bien qu'il y avait au moins un mètre de glace (après, c'est peut-être la sardine qui bloque le port de Marseille et moi qui débloque complètement). Enfin bon, toujours est-il que c'était bien beau. Sans compter que tous autour des chutes était bien évidemment givrés, les rambardes déjà couvertes d'une épaisse couche de glaçe et les arbustes qui longent la rivière avaient eux-meme adoptés le blanc de rigueur qu'on tout est glacé.

Evidemment, c'est deux expériences, deux paysages complètement différents que d'y aller quand il faut beau ou que tout est glaçé. Bien sûr, on retrouve les formes bien connues des Chutes, le fer à cheval, les caractéristiques normales quoi, sans compter toujours ce bruit de chutes d'eau incroyable par sa force mais le fait de voir tout blanc ajoute à la chose un petit côté. Bon, ça doit être encore plus beau quand le soleil daigne se montrer mais bon, on ne peut pas tout avoir non plus.

Par contre, il faut préciser qu'en hiver, ben, Niagara, c'est quand même pas une ville super excitante, tout est fermé mais vraiment tout et il n'y a pas grand chose à faire. Bref entre ça et la grisaille, et bien, la ville n'apparaissait pas sous ses meilleurs atours. Sauf le casino qui tentait de ranimer la flamme, casino qui fait aussi office de mall mais à mon avis, il faut avoir les moyens pour aller dans ces boutiques.
Donc, au final, c'était cool. A refaire et pas qu'une fois parce qu'on ne s'en lasse pas.

lundi 7 avril 2008

Saison Sportive - 4ème partie




Encore un épisode sur la relation d'Antoine au sport. Vous devez commencer à vous demander ce que je fais de ma vie à part du sport...et la réponse exacte serait pas grand chose (ok, j'exagère peut-être un tout petit peu).

Mais ca va à priori être le dernier de la série puisque la saison sportive est effectivement terminée pour les trois championnats dans lesquelles je m'étais inscrit. J'aimerais préciser avant tout que ces trois évènements ont avant tout été l'occasion de voir pleins de nouvelles têtes, j'ai fait tout pleins de connaissance à travers les matchs, rencontrés pleins de monde et c'était un peu le but à la base.

La première ligue de foot, celle dans laquelle je m'étais inscrit en tant que joueur libre s'est bien déroulée, nous jouions pour le fun avant la gagne et nous nous sommes bien amusés sur tous les plans. Si sur le plan sportif, nous n'avons pas forcément brillé, ça n'en restait pas moins une expérience plus que sympa et puis bon, toute séance de sport est bonne à prendre, surtout quand on la fait en compagnie de gens aussi sympas que les gens avec qui je jouais.

Sur le plan de la ligue de squash, disons que c'était génial parce que j'ai eu une grosse marge de progression sur le semestre et que j'ai aussi pu mesurer le fossé qui me sépare des super bons joueurs. Et surtout, le squash reste peut-être le meilleur sport que je connaisse pour se défouler. Vous êtes un peu tendus? Allez faire du squash et à la fin, vous vous sentirez tellement vidés que plus rien ne semblera terrible. Je me suis fait laminé durant la saison régulière, perdant tous mes matchs sauf un contre des adversaires clairement supérieurs à chaque fois, mais bon, on apprend plus de ses défaites que de ses victoires et puis elles ont finis par payer. En effet, nous n'étions que 5 qualifiés pour le tableau final (sur les 7 originals de la ligue, 2 n'ayant pas fait assez de matchs) et je retrouve en quart mon premier adversaire qui m'avait battu 3 sets à 0. Evidemment, je suis animé d'un esprit de revanche d'autant que 2 mois séparant nos deux matchs et m'étant améliorer, je pensais pouvoir faire quelque chose. Et je n'ai pas été déçu, le match ayant été super disputé, pleins de rebondissements et très long au final (plus de 3/4 d'heure avec les pauses) vu qu'aucun de nous deux ne voulait rien lâcher. Et au final, je m'impose 10-8, 7-9, 1-9, 9-5, 9-2 (et il a fallu remonter la pente après la perte du troisème set avec un tel écart). Vraiment un superbe match contre un adversaire super sympa que je recroise de temps en temps maintenant à Laurier.

Et enfin, l'équipe de foot masculin des internationaux. Encore une fois, une super expérience qui vaut surtout pour son superbe côté humain. L'équipe a vraiment formé des liens durant cette campagne et nous nous sommes vraiment amusés, malgré le côté compétitif qui nous a vraiment poussé à donner de nous-même. Nous finissons la saison régulière avec un bilan très positif, une seule défaite pour deux que des victoire et nous tombons en demi-finale, face à la seule équipe qui nous avait battu et qui au final remporte le tournoi. Une très très bonne expérience, de très bons amis, de l'amusement, du sport, que demander de plus? Une des très fortes expériences de l'année surtout quand on voit la diversité de l'équipe. Vous pouvez d'ailleurs le voir sur la photo.

Au premier rang de gauche à droite, Emanuel (mexicain), Luis (portugais), Sanjay (canadien), Moi (français tendant de plus en plus sur le canadien) et au deuxième rang, Stian (Suédois), Ken (Japonais), Chris (Canadien), Tina (Français) et Stefano (italien).
Merci à tous les gens, je vous aime.

dimanche 6 avril 2008

Elmira Maple Syrup Festival







Ce samedi 5 avril, c'était la fête dans le petit monde d'Antoine. Pourquoi? Parce que c'était enfin la journée prévue pour le Maple Syrup Festival, un évènement entièrement consacré au sirop d'érable à moins de 20 minutes de la maison. Et pas n'importe quel évènement, le plus gros festival de sirop d'érable du monde, comme le proclame fièrement les oragnisateurs à travers l'affiche catchy. Ouah, évidemment, face à cette nouvelle, j'étais excité comme un môme de 5 ans à Noël. Qu'à cela ne tienne.

Ainsi donc, avec Guillaume, nous prenons le petit train touristique qui part de Waterloo jusqu'à Elmira. Nous l'avons pris uniquement pour le plaisir de le faire parce que de toute manière, le train était relativement lent. Cependant, c'était un peu la seule occasion que nous aurions de le prendre, vu que le train n'est censé marché qu'entre mai et septembre donc quand nous ne serons plus là... Ainsi donc, dès l'arrivée, nous nous renseignons pour faire le seul vrai truc important : la visite d'une ferme productrie de sirop d'érable. Et c'est là que le bât blesse. Nous y allions avec plein d'espoirs qui ont été un peu déçus. En effet, l'organisation laissait beaucoup à désirer et vu que la ferme était un peu à l'écart et qu'il fallait reprendre le bus pour y aller, et bien, il y avait énormément de queue. De la queue pour prendre le bus, pour prendre le tracteur, pour voir la distillerie, pour reprendre le tracteur,pour reprendre le bus....C'est sûr qu'après deux heures de queue, l'excitation a le temps de retomber. Mais bon, ce n'est pas grave, ça nous a permis de comprendre un peu mieux la fabrication de ce liquide merveilleux qu'est le sirop d'érable.
Ainsi donc, comme j'espère que vous vous en doutez, le sirop d'érable est en fait de la sève d'érable (ouah surprise) ultra concentrée. Des robinets sont plantés dans les arbres et des gouttes de sève tombent petit à petit dans des seaux en dessous. La sève est à la base incolore, claire comme de l'eau et avec très très peu de goût (ou alors, un très très très très très vague goût légèrement sucré). Une fois la sève récoltée, il faut la faire bouillir pour en faire partir l'eau et ne garder que la partie sucrée. Il faut en moyenne 40 gallons de sève pour faire un gallon de sirop (grosso modo, il faut 20 litres de sève pour un demi-litre de sirop). Comme je l'avais déjà expliqué, il existe plusieurs types de sirop d'érable en fonction de la concentration en sucre et plus le sirop est fort plus le goût est prononcé. Nous avons appris qu'il existe Extra light, Light (ces deux là étant tellement peu concentré qu'ils en sont jaunes au lieu de la belle couleur ambrée habituelle), Medium (le plus populaire), Ambre et Dark (mon petit préféré, une vraie boisson d'homme, pas comme tous les précédents trucs de fillete avec à peine de goût). Cependant, la qualité de la sève et la période de récolte influent grandement sur la qualité du sirop. J'en profite pour étaler un peu ma science. Ainsi, la couleur du sirop d'érable dépend de plusieurs facteurs, parmi lesquels on peut trouver l'âge de l'érable, la quantité de sucre dans la sève, la période de la saison, la durée d'attente de la sève dans le seau, et la durée nécessaire à l'évaporation. Et oui, c'est vraiment un art que de faire récolteur de sirop d'érable. D'ailleurs, je pense que je vais abandonner mes études-là et m'engager comme apprenti dans une ferme... Ainsi, comme je disais avant ce petit délire, le Dark se récolte généralement en fin de saison et se fait avec une sève particulière, ce qui explique que nous n'en ayons pas trouvé au festival... Au final, même si un peu déçu parce que nous n'avions pas trop de liberté pour nous ballader, j'ai bien aimé me ballader dans cette forêt d'érable avec des seaux à chaque arbre, c'était très sympa et reposant, j'étais en paix avec la nature dans cette forêt (je pense que c'est du sirop d'érable qui me coule dans les veines et pas du sang).
Au retour, nous constatons qu'au lieu d'un festival de sirop d'érable, ca ressemble plus à un de nos gros marchés dans les petits villages français, sympa certes, avec pleins de boutiques qui vendent du sirop et ses produits dérivés mais pas non plus, un festival uniquement tourné sur le sirop. Par contre, nous avons pu goûter les Maple Burger et Maple Chips. En gros, ce sont des hamburgers et des pommes de terres sautés avec du sirop d'érable dessus. Nous ne pouvions laissés l'occasion. Et contrairement à ce qu'on pourrait craindre, c'était plutôt carrément bon. Bien sûr, il ne faut pas saler le hamburger et les pommes de terre et il faut utiliser le sirop light (voir extra light) afin de n'avoir qu'un léger goût agréable qui se mêle au reste.

Sinon, c'est ballade parmi les échoppes, achat de bonbons au sirop pur (j'avais épuisé mon stock), achat de beurre de sirop, on flâne, on regarde, on prend son temps. C'était agréable.
Au final, même si la journée ne s'est pas exactement déroulé comme nous l'espérions, c'était une petite journée instructive que j'aurai regretté de ne pas faire. Et puis, toute information sur tout ce qui tourne autour du sirop d'érable est bonne à prendre.
Pour les photos, rien de spécial à signaler. En premier le panneau d'arrivée, puis quelques photos de la forêt d'érable (ils sont pas mignons tous ces petits seaux?), et quelque photo de la soirée en elle-même. On notera la pancarte, elle a un petit quelque chose de particulier si on fait attention (indice : j'en parle précedemment, avec ça, ça devrait pas vous prendre de temps à trouver). Et enfin, une petit sucrerie amusante en forme d'un des personnages du Muppet Show.

samedi 5 avril 2008

Les lieux qui comptent

















Plus qu'un mois. C'est un peu dur à dire mais je commence déjà à se rendre compte que c'est la fin de cette superbe aventure. Et c'est quand même triste, mais au lieu de déprimer et de me lamenter sur mon sort, je préfère me remémorer tous les bons moments passés ici, toutes les choses, les personnes, les lieux qui m'ont marqués. Et en parlant de lieu, laissez-moi vous introduire certains des endroits les plys atypiques de Waterloo. Parce que bon, Warterloo, c'est quand même une ville super animée dans laquelle il y a trooooooop de trucs à faire (hum, on y croit).

Commençons donc par le meilleur endroit. C'est bien simple, dès qu'on a envie de sortir et pas d'idées, c'est généralement là qu'on finit, quelque soit le contexte. Le Symposium est sans contestation possible le meilleur restaurant autour de Waterloo. Enfin, peut-être pas le meilleur mais celui que nous préférons en tout cas. C'est bien simple, j'ai du aller plus de fois au sympo (pour les intimes) que dans tous les autres restaurants de Waterloo réunis. Qu'est-ce qui fait la particularité de l'endroit? Et bien, tout d'abord son ambiance chaleureuse et feutrée. Souvent plongé dans une relative semi-obscurité, avec des oeuvres de Raphaël aux murs (des reproductions, j'entends, on est d'accord) (et pour les incultes, le peintre, pas le chanteur), les clients s'assoient dans des fauteuils rembourrés bien confortables en face de petites tables basses. En somme, c'est l'endroit idéal pour prendre son temps, discuter, profiter. Et niveau miam-miam me direz-vous? Ben oui, parce qu'un restaurant, ca se mesure quand même un peu à la qualité de la nourriture. Et là encore, pas de souci, le symposium part avec une bonne longeur d'avance. Déjà, et là, on parle de quelque chose d'extraordinaire, les petits déjeuners sont servis toute la journée (whopee) et quand on voit comment c'est bon un petit déjeuner canadien (oeufs brouillés, saucisses, pommes de terre sautées, pain grillé avec beurre fondu....hum, le tryptique gagnant), on ne peut pas s'empêcher d'en prendre un même à minuit (comme les pancakes, dans ma tête, ca se mange à toute heure de la journée et de la nuit). Et le reste n'est pas en reste justement, les Hamburgers sont d'excellente facture (pas comme les trucs de McDo, là, je parle de vrais hamburgers avec de la vraie viande et des vraies condiments) et ça, c'est géniale, surtout quand les frites qui accompagnent sont sans doute parmi les meilleures que j'ai jamais mangées. Et enfin, enfin, enfin, il serait impoli d'oublier les fameux desserts du symposium, les cheesecakes en tête. Ben oui, pour le cas où on aurait encore faim, des cheesecakes font de l'oeil aux clients depuis des vitrines. En plus, ce sont des cheesecakes spéciaux avec du gateau au chocolat et du caramel par dessus, où du coulis de framboise, ou de la pomme, ou que sais-je encore....hum....parfait, et au cas où cela ne vous conviendrait pas (et vous feriez une énormissime erreur), leurs gauffres sont à se damner. Au final, vous l'aurez compris, le Symposium est un endroit que je regretterais, j'y ai passé tellement de temps avec tellement de personnes différentes et j'y laisse tellement de bons souvenirs qu'il ne pourrait en être autrement.

Continuons à parler restaurant avec l'autre restaurant culte de Waterloo, le Mel's dinner. On change radicalement d'ambiance. Le Mel's n'a pas la classe d'un Symposium mais il a le style américain. C'est bien simple, prenez le film le plus américain que vous pouvez trouver, dans lequel le beau jeune héros et la belle jeune héroïne sirotte amoureusement un milkshake dans un petit restaurant en se regardant avec des grands yeux romantiques (et là, toutes les filles de la salle sont soit en extase devant le mec soit avec des envies de meurtre pour la fille...et vice-versa pour les mecs). Donc c'est bon, vous voyez à peu près ce dont je parle (genre Grease, un truc du genre)? Et bien, le Mel's dinner, c'est ça exactement. Le restaurant américain typique dans lequel on vient prendre des brunchs bien costauds (moins classe que les peits déj du sympo mais plus gros parce qu'en plus on a les pancakes) en profitant de cette ambiance à l'américaine. Et ce n'est pas la décoration qui détonne avec des images rétro d'Elvis ou des trucs vieux comme ça. Au final, un petit resto sympa qui vaut surtout pour sa super ambiance.
Pour les photos, en premier, la vitrine du Symposium où trônent fièrement les desserts. Comme vous pouvez le voir, elle est chamarrée et ajoute pleins de couleurs au restaurant. Sur la deuxième, une tablée traditionnelle du Symposium avec Mario et Lidia (qui sont déjà repartis au Mexique, triste). Ensuite, un des cheesecakes au chocolat. Le premier qui ose me dire que ça lui fait pas envie va avoir de gros problèmes. On enchaîne avec des photos du Mel's Dinner. Notez les murs, les tables, l'uniforme de la caissière, tous les poncifs du petit restaurant américain y sont.

Et non, étonnament, avant que quelqu'un ne fasse de remarque désobligeante, je ne passe pas ma vie dans les restaurants et je n'ai pas pris 50 kilos depuis que je suis ici....(49 seulement mais il faut savoir se mettre des limites).