Deuxième post sans photo même si j'espère pouvoir en rajouter à court terme.
Il est maintenant temps de parler de la saison de football (de soccer, pas du sport de brutes qui est cool à regarder mais qui doit être moins cool à jouer). Donc, tout les ans, Wilfrid Laurier organise plusieurs ligues de football ainsi que d'autres sports (je vise à participer à celle de Squash au semestre prochain). Donc, avec plusieurs amis, nous nous sommes inscrits à la ligue compétitive de football.
Nous jouons donc sur mi-terrain avec 7 joueurs de champs et 1 goal (et dans notre cas, 5 ou 6 remplaçants comme nous sommes 13).
Petite revue d'effectif donc.
Nous jouons donc en 3-3-1.
Sanjay, Irako-Canadien est le gardien du temple (des cages quoi en fait). Nous sommes 5 défenseurs à nous relayer, Nicolas (mexicain vu dernièrement et estimé capitaine, intraitable en défense centrale, souvent supplé par Stéphano, l'italien, quand celui-ci ne joue pas dans le couloir. Sinon, Marcus (Allemand), René (Espagnol) et moi nous relayons pour prendre les couloirs avec une prédilection pour le couloir droit pour moi.
Ken (japonais) et Gijs (hollandais) se se disputent une place de titulaire à gauche. Yannick(déjà vu) et Eloi (pareil) sont souvent à droite tandis que Joao (portugais) joue le plus souvent au centre, en balance avec Fabien (marseillais).
Enfin, Tina (français) joue le plus souvent en attaque.
Et il faut bien avouer que nous avons une attaque de feu, les attaquants étant particulièrement violents (dans le bon sens du terme, pas dans le sens "casseur de tibia") ballon au pied, avec plusieurs gestes de grande classe. De notre côté, on tient souvent la barraque jusqu'au moment où les attaquants nous libère de la pression en faisant leur boulot (ce qu'ils font très bien généralement).
L'équipe est donc très internationale (avec un petit penchant français quand même) et pour l'instant la sauce prendre plutôt bien. Jugez par vous-même, leader de la ligue pour le moment, 4 victoires en 4 matchs (donc une 6-1 qui fait plaisir), 15 buts marqués, 4 encaissés.
Bon, tout n'est pas parfait non plus. On a un peu de mal à gérer les coups de pieds arrêtés, il nous faut plus de rigueur défensive quand il s'agit de coller nos joueurs et des attaquants qui veulent parfois en faire trop dans le dernier geste et qui dans ce cas-là se loupent généralement. Mais globalement, je pense qu'on s'améliore.
Sur le plan personnel, je pense que je tiens bien mon côté droit, je fais mon job de manière appliqué et ça marche plutôt pas mal. Par contre, là où il faut travailler, c'est sur les passes quand je suis sous pression (trop de tendance à faire n'importe quoi et à pas me décider) et peut-être monter un peu plus sur mon couloir droit. Mais bon, pour l'instant, on marche bien et on va espérer que ça continue.
Théoriquement, des photos devraient arriver en fin de semaine prochaine après notre prochain match.
dimanche 28 octobre 2007
Supermarine au Wilf


Une fois n'est pas coutume, un petit compte-rendu de soirée. En effet, jeudi soir, c'était "Last band Standing au Wilf". Je rappelle que le Wilf est le sympathique pub-restaurant de Wilfrid Laurier. Le but de "Last Band standing" est donc de faire s'affronter plusieurs groupes de musiques afin de les qualifier pour une finale contre les vainqueurs des autres soirées. Et bien évidemment, le vainqueur se décide par un jury, basé sur les performances musicales.
Or, le groupe Supermarine est le groupe d'un ami, James, un des mentors qui avaient accueillis les internationaux, et celui-ci m'avait invité avec plusieurs autres internationaux à admirer ses performances. Nous avions donc pour responsabilités de chauffer la foule comme le groupe affrontait l'ambiance "survoltée" du Wilf. Affutez vos oreilles et vos instruments, ça va claquer.
D'ailleurs, j'en profite pour faire un petit écart pour expliquer l'importance que prend Facebook pour nous en ce moment. James m'a proposé de venir en me contactant sur Facebook. Je dois avouer que j'ai eu un peu de mal à m'y mettre malgré le fait que tout le monde me disait que c'était génial. Au bout d'un moment, il m'a bien fallu m'y inscrire parce que j'avais l'impression d'être le seul à ne pas y être, c'est un peu gênant tout de même. Et force est de constater que c'est quand même super pratique, on en devient rapidemment accro à cette petite bête. Mais pour nous internationaux qui sommes très peu à avoir un téléphone portable, c'est le moyen de communication le plus rapide avec msn, surtout quand se pose l'inévitable question : "qu'est-ce-qu'on fait samedi soir?". Et elle tombe à chaque fois. C'est bien simple, même l'organisation de l'équipe de foot (plus de détails au prochain post) passe par facebook ainsi que chaque évènement où sont conviés les internationaux, vraiment pratique.
Bon, je reprends mon histoire maintenant. Nous nous retrouvons donc jeudi soir environ 20-25 internationaux au Wilf à écouter les différents groupes. Et quand Supermarine est arrivé, et bien, on a mis l'ambiance pour soutenir James. Et vous savez quoi, en plus, ils ont gagné donc c'était cool. Cela démontre une certaine qualité du groupe qui était très plaisant à écouter. Ils n'ont chanter qu'une chanson connue (enfin de moi en tout cas), c'est à dire du Franz Ferdinand et le style musical du groupe s'en rapproche un peu, il y a pire comme comparaison.
Donc au final, une soirée très sympathique au resto avec les potos internationaux, que demander de plus?
Sur la première photo, on peut admirer l'enceinte chaude bouillante du Wilf.
Sur la deuxième, James en pleine action.
Et hop, j'inclus une petite photo de groupe (petit le groupe parce qu'on était beaucoup plus mais bon, les autres photos sont trop pixellisées pour que je les mettes comme ça, faut que ça reste lisible quand même), de gauche à droite, on voit Nicolas, copain mexicain avec qui j'ai partagé ma chambre quand j'étais logé sur le campus, Eloi, français espagnol, Anne et Yannick, un des nombreux marseillais.
dimanche 21 octobre 2007
Wilfrid Laurier University, home of the Golden Hawks
Ca fait déjà pratiquemment deux mois que je suis au Canada (enfin, quand je dis déjà, je suis sûr que pour certains, c'est plutôt "ça fait que deux mois qu'il est parti celui-là, zut alors, plus que 6 mois de tranquille...). Et je n'ai toujours pas montré de photos de l'université Wilfrid Laurier en elle-même. C'est un peu grave quand même sachant que c'est quand même un peu pour ça que je suis venu à la base (enfin, ça, c'est la version officielle, tout le monde sait que je suis là pour le sirop d'érable). Donc je remédie à cela. Je n'ai que quelques photos à partager pour le moment et en plus, je les ai pris à un moment où il faisait gris. Bravo Antoine.
Donc, Wilfrid Laurier est une petite université (seulement 12000 étudiants), c'est rien comparé aux 40000 habitants de chez Jules-de-chez-Smith-en-face, c'est-à-dire l'université de Waterloo. Le campus est donc considéré comme relativement petitn même si pour un français, il est absolument immense. Il y a différents programmes bien évidemment. Donc déjà nous, les business et Laurier est vraiment très réputé pour ce programme (6ème meilleur université du Canada quand même). D'ailleurs, on sent qu'ils veulent garder leur statut voir gratter quelques places quand on voit notre quantité de travail. Mais il y a aussi des programmes d'economy, social studies, sciences, biology, philosophy et bien plus. Et non, je sais encore à peu près écrire en français, j'ai juste retranscrit les noms de programme en anglais. Chaque section a son propre bâtiment, nous (les business) sommes obligés de le partager avec les économistes mais en contrepartie, on en a deux. La classe. Ceux-ci répondent aux doux noms un peu imprononçables de Schlegel Building et de Peters Building. Je n'ai pas de photos mais ça ne saurait tarder.
Je ne sais pas si je peux bien faire comprendre l'ampleur du campus à quelqu'un qui n'en aurait jamais vu un. Je pense sincèrement que quelqu'un peut vivre sur Laurier et ne jamais en sortir et vivre quand même. Tout est disponible sur le campus. Je compte au moins 7 "restaurants" et j'en découvre tous les jours. Outre les fast-food, genre le pizza pizza, nous avons un vrai restaurant répondant au nom de Wilf (celui qui trouve d'où vient le nom a le droit à un bonbon), qui est plutôt cool, personnellement, je l'aime bien. Nous avons aussi un mini Tim Hortons (c'est le Starbuck Coffee canadien, moins orienté café mais plus orienté Muffin, on peut pas tout avoir). Et bien sûr, il y a la cafétéria. J'en passe et des meilleurs. Nous avons aussi notre boîte de nuit sur le campus, oui oui, notre propre boîte, le Turret. C'est pas la folie non plus mais c'est tout ce qu'il y a de plus sympa quand il n'y a rien d'autre à faire.
Nous avons aussi un petit magasin qui vend pleins de trucs de première nécessité, ça va du paquet de MnM's (pas forcément de première nécessité d'ailleurs) aux paquets de pancements ou d'aspirine, et un peu de nourriture et de produits ménagers. Nous avons bien sûr notre librairie où nous achetons nos livres (hors de prix et énormes) et les T-shirts, pulls, cahiers de textes à la gloire de Laurier. Je suis déçu, je voulais me prendre un bandana Laurier et ils sont en rupture de stock, c'est ballot quand même.
Sur le plan sportif, vous avez déjà pu voir le terrain de football américain, nous avons aussi notre terrain de football en synthétique (soccer cette fois-ci, enfin un vrai sport). Le complexe athlétique est peut-être l'un de points les plus impressionants. Outre la salle de musculation bien fournie (avec télévisions et tout), il y a des salles de danse par dizaine. Mais surtout, il y a deux courts de squash (en réparation en ce moment, terrible, je sais pas si je tiendrais sans en faire jusqu'en janvier), un mur d'escalade (pas un mur de Mickey, un vrai), des terrains de basket et....tadada, roulement de tambour....une piscine aux normes olympiques...Oui, oui, dans un bâtiment universitaire. Personnellement, je dois avouer que je suis impressionné et bluffé (après, c'est peut-être moi qui m'extasie sur rien). En un mot comme en cent, Golden Hawks power.
En tout cas, j'adore cette université. Oserais-je dire que Dauphine risque presque de me sembler un peu morne après cela? Je ne sais pas si c'est forcément super diplomatique d'écrire ça sachant que tout le monde a accès à ce blog, je devrais peut-être m'auto-censurer.
Je sais qu'il y a pour le moment relativement peu de photos, j'en rajouterais donc prochainement parce qu'on voit moins 1/4 de l'université sur ces photos donc... Et on ne voit pas l'intérieur des bâtiments, mes bâtiments ni aucun des lieux intéressants et décrits précedemment ni rien... Je mettrais à jour dès que j'aurai les photos. Et vous en aurez aussi quand tout sera couvert de neige... D'ailleurs, j'en profite pour casser un mythe sur le Canada, pour l'instant, ça ne sert à rien de me demander si j'ai froid, la réponse sera non. Il faisait 25°C aujourd'hui et un ciel du pur bleu. Je concède le fait que c'est super louche pour un 21 octobre, c'est même la première fois que mes collocs voient ça. D'un côté, on en profite mais ça fait se poser des questions sur le réchauffement de la planète. En tout cas, je ne supporterais pas d'avoir un hiver pourri, je veux de la neige et pas qu'un peu, non plein de neige.
samedi 20 octobre 2007
St Jacob Market
L'article d'aujourd'hui va être dédié à St Jacob Market. Donc comme son nom l'indique, c'est un marché mais d'un genre un peu particulier...En effet, la village de St Jacob est un village Mennonite. Pour ceux qui ne connaissent pas, les Mennonites sont une communauté protestante qui, entre autres, refusent la technologie. Pour ceux à qui ça dit quelque chose, pensez Amish, pour ceux à qui ça ne dit rien, pensez "Petite maison dans la Prairie". Et quand je dis ça, je plaisante à peine. En effet, quand je dis refus de la technologie, c'est-à-dire qu'ils vivent comme au XIX siècle, que les filles portent des bonnets comme les filles dans la série précédente et les hommes ont une tendance à s'habiller comme Charles Ingalls. Et quand j'étais dans le bus, nous avons croisé une charette, oui, oui, une charette, c'est dire le niveau. Vous pouvez voir une jeune fille Mennonite sur l'une des photos.
Mais cela en fait un marché super sympathique, en effet. Les batîments sont en bois, les étals ont un petit côté ancien tout ce qu'il y a de plus sympa, les fruits et légumes colorés ajoutent de donner un petit côté festif à la chose. Bon après, bien sûr, il pleut sur les photos donc forcément, ça a l'air tout de suite moins attrayant. Bien sûr, il n'y a pas que des vendeurs mennonites sur ce marché, on y trouve de tout et de n'importe quoi. Mais c'est un peu aussi le rendez-vous des fermiers de la région et donc les fruits et légumes qu'on y trouve sont généralement de meilleure qualité que ceux du commerce (quoique dans certains cas quand on voit la taille surnaturelle de certaines citrouilles on peut avoir des doutes). Et hop, une petite photo de citrouilles parce que c'est bientôt Halloween. De nombreuses boutiques proposent des objets un peu plus rigolos, il y a pleins de boutiques de décoration, des boutiques de vêtements (dont une spéciale Cow Boy avec des super vestes en cuir), pleins de choses.
Et parmi les boutiques, forcément au bout d'un moment, devinez ce qu'on trouve? Et oui, du sirop d'érable pur, plein de sirop d'érable, dans pleins de bouteilles de toutes les formes, il y en a pour tous les goûts, c'est génial. Donc je lorgnais avec gourmandise ces bouteilles quand le vendeur me dit que je peux goûter pour m'aider à me décider. C'est Noël. Donc, nouvelle petite pause gastronomique histoire de vous faire découvrir la culture Canadienne. Donc il y a au moins trois sortes de sirop d'érable. Le medium est sans doute le plus doux, le plus facile à boire quand on est pas habitué et donc celui que tout le monde connaît (ou devrait connaître si tel n'est pas déjà le cas). Le Amber a un goût beaucoup plus caramélisé, plus sucré, personnellement, c'est celui des trois que j'ai le moins aimé (c'est-à-dire que sur une échelle de 1 à 10, il est à 9.5 quoi...). Enfin, mon préféré, c'était le dark, celui qui avait le goût le plus prononcé, le plus profond, tout en restant tout doux. C'est donc celui que j'ai pris, dans une super bouteille en forme de feuille d'érable, j'étais heureux (oui, je me contente de peu). Mon dieu, je viens de parler de sirop d'érable comme d'autres parlent de vins de grands crus, je suis incorrigible.
dimanche 14 octobre 2007
Tribulations d'un amateur de rugby désabusé
Et non, pas de photo aujourd'hui, j'en suis désolé. J'arriverai peut-être à en récupérer mais c'est loin d'être sûr.
Aujourd'hui, parlons un peu de la façon dont nous, français canadiens, avons vécu cette coupe du monde de Rugby. En effet, à moins que vous n'ayiez vécu sur Mars lors des trois derniers mois, vous devez savoir que la Coupe du Monde de Rugby se déroule actuellement en France, et se termine d'ailleurs en ce moment pour être plus précis.
Il faut bien avouer qu'il y a une sorte de frustration à ne pas pouvoir participer à cet événement en direct et n'être obligé de le vivre à distance. En effet, outre le fait que nous ne pouvons pas profiter de l'ambiance, nous avons en plus du mal à profiter des matchs. En effet, il n'y a qu'une seule chaîne qui retransmet les matchs en direct, Setanta, et celle-ci est payante. C'est quand même frustrant de voir que les télévisions canadiennes diffusent du Hockey sur glace, du baseball, du footaball américain (voir même ces sports universitaires), ce sont certes des sports intéressants et tout(sauf le baseball) mais que passer la coupe du monde de Rugby, qui est quand même un événement planétaire pour lequel le Canada était qualifié est quelque chose qui ne leur viendrait pas à l'esprit.
La phase de poule a donc été très frustrante, je ne pouvais suivre les matchs qu'en suivant les résumés sur internet (c'est bien pour suivre le score mais pour les actions, c'est quand même pas top) ou en les écoutant sur la radio (pas ouf non plus comment moyen mais c'était rigolo au moins). Nous étions un groupe de français à errer comme des âmes en peine pour suivre une coupe du monde par intermittence. Même de voir les actions après match sur internet relevait de l'exploit comme des droits d'exploitation lourds pesaient sur les images et même YouTube était censuré.
Finalement, miracle, nous avons pu assister au quart de finale entre la France et la Nouvelle-Zélande mais ce fut dur. Auparavant, j'avais fait le tour de tous les pubs de Waterloo mais aucun ne le passait. Ce n'est qu'à une demi-heure du coup d'envoi que j'ai trouvé un bar qui le retransmettait (ironiquement, c'était le plus proche de chez moi). Le temps de rameuter du monde et nous étions une dizaine de français à vibrer sur ce match. Et nous avons vibré. Les dernières minutes étaient particulièrement dures, nous avons tous perdu 10 ans de vie au rythme des attaques All Blacks, nous nous exclamions à chaque fois que l'un d'entre eux passait les bras. Mais quelle joie quand les Bleus marquaient, nous avons fait tellement de bruit la première fois que tout le bar a été silencieux pendant 5 minutes après çà. Cette victoire avait d'autant plus de goût que nous l'avons regardée avec un néo-zélandais avec lequel nous avons pas mal discuté.
Nous étions de retour pour la demi-finale mais l'ambiance n'y était pas, malgré le fait que nous étions beaucoup plus nombreux (le bouche-à-oreille a bien marché). Le match d'hier n'a pas été à la hauteur de nos attentes et l'élimination bien triste. Nous ne comprenions pas ce jeu au pied et il a été l'occasion de débats enflammés comme nous sortions groggy du pub, encore plus frustrés parce qu'il y avait pleins d'anglais dans le bar. De manière fort sympathique par contre, le neo-zélandais a largement compati à notre défaite.
Donc au final, nous avons très peu pu profiter de cette coupe du monde et c'est bien dommage. D'un autre côté, la défaite nous semble un peu moins dure comme nous la vivons de plus loin. Un peu moins dur seulement...Ca sera pour la prochaine fois, j'y crois, on reviendra plus fort. Et vive Chabal (parce que ici aussi nous avons cédé à la Chabal mania).
Petit PS qui n'a rien à voir, veuillez noter la légère modification du post sur le voyage à Algonquin avec l'ajout d'une photo de groupe commentée, cela va de soit (c'est pas trop tôt qu'il la poste, cette photo....)
Aujourd'hui, parlons un peu de la façon dont nous, français canadiens, avons vécu cette coupe du monde de Rugby. En effet, à moins que vous n'ayiez vécu sur Mars lors des trois derniers mois, vous devez savoir que la Coupe du Monde de Rugby se déroule actuellement en France, et se termine d'ailleurs en ce moment pour être plus précis.
Il faut bien avouer qu'il y a une sorte de frustration à ne pas pouvoir participer à cet événement en direct et n'être obligé de le vivre à distance. En effet, outre le fait que nous ne pouvons pas profiter de l'ambiance, nous avons en plus du mal à profiter des matchs. En effet, il n'y a qu'une seule chaîne qui retransmet les matchs en direct, Setanta, et celle-ci est payante. C'est quand même frustrant de voir que les télévisions canadiennes diffusent du Hockey sur glace, du baseball, du footaball américain (voir même ces sports universitaires), ce sont certes des sports intéressants et tout(sauf le baseball) mais que passer la coupe du monde de Rugby, qui est quand même un événement planétaire pour lequel le Canada était qualifié est quelque chose qui ne leur viendrait pas à l'esprit.
La phase de poule a donc été très frustrante, je ne pouvais suivre les matchs qu'en suivant les résumés sur internet (c'est bien pour suivre le score mais pour les actions, c'est quand même pas top) ou en les écoutant sur la radio (pas ouf non plus comment moyen mais c'était rigolo au moins). Nous étions un groupe de français à errer comme des âmes en peine pour suivre une coupe du monde par intermittence. Même de voir les actions après match sur internet relevait de l'exploit comme des droits d'exploitation lourds pesaient sur les images et même YouTube était censuré.
Finalement, miracle, nous avons pu assister au quart de finale entre la France et la Nouvelle-Zélande mais ce fut dur. Auparavant, j'avais fait le tour de tous les pubs de Waterloo mais aucun ne le passait. Ce n'est qu'à une demi-heure du coup d'envoi que j'ai trouvé un bar qui le retransmettait (ironiquement, c'était le plus proche de chez moi). Le temps de rameuter du monde et nous étions une dizaine de français à vibrer sur ce match. Et nous avons vibré. Les dernières minutes étaient particulièrement dures, nous avons tous perdu 10 ans de vie au rythme des attaques All Blacks, nous nous exclamions à chaque fois que l'un d'entre eux passait les bras. Mais quelle joie quand les Bleus marquaient, nous avons fait tellement de bruit la première fois que tout le bar a été silencieux pendant 5 minutes après çà. Cette victoire avait d'autant plus de goût que nous l'avons regardée avec un néo-zélandais avec lequel nous avons pas mal discuté.
Nous étions de retour pour la demi-finale mais l'ambiance n'y était pas, malgré le fait que nous étions beaucoup plus nombreux (le bouche-à-oreille a bien marché). Le match d'hier n'a pas été à la hauteur de nos attentes et l'élimination bien triste. Nous ne comprenions pas ce jeu au pied et il a été l'occasion de débats enflammés comme nous sortions groggy du pub, encore plus frustrés parce qu'il y avait pleins d'anglais dans le bar. De manière fort sympathique par contre, le neo-zélandais a largement compati à notre défaite.
Donc au final, nous avons très peu pu profiter de cette coupe du monde et c'est bien dommage. D'un autre côté, la défaite nous semble un peu moins dure comme nous la vivons de plus loin. Un peu moins dur seulement...Ca sera pour la prochaine fois, j'y crois, on reviendra plus fort. Et vive Chabal (parce que ici aussi nous avons cédé à la Chabal mania).
Petit PS qui n'a rien à voir, veuillez noter la légère modification du post sur le voyage à Algonquin avec l'ajout d'une photo de groupe commentée, cela va de soit (c'est pas trop tôt qu'il la poste, cette photo....)
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